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Retour sur 2025. 0

Retour sur 2025.

J’ai commencé à rédiger cet article début septembre 2025, en parallèle d’une vraie reprise d’activité généalogique.
Il est resté inachevé pendant plusieurs semaines, pour des raisons que vous comprendrez plus bas.

Si longtemps que je n’avais fait de la généalogie.
2024 avait pour maitre mots : oisiveté et incertitude professionnelle. Toutefois dès le début 2025, une activité ô combien soutenue est revenue, mais surtout très motivante.
Heureusement que 2024 avait été ponctuée de cours, de formations et d’apprentissages données à des collègues reconnaissantes.

Relancer notre structure associative avec tellement de sujets à traiter fut une pleine occupation. Une vraie nécessité après une année 2024 achevée aussi durement qu’elle avait commencée tant bien à titre personnel qu’à titre professionnel.
Les journées harassantes intellectuellement ne laissèrent que très peu de temps aux loisirs. Les soirées et les nuits furent consacrées à la récupération.

Toutefois un éclair de bonheur est venu éclaircir cette fin d’année 2024. Un éclair digne de ceux qui fendent la nuit lors des soirs d’orages : les fiançailles de ma fille ainée.

Des fiançailles ayant eu lieu au cours d’une journée mémorable qui fut une surprise pour nous.

Mais du coup? Il faut que… Ah oui, il faut mettre à jour ce satané fichier de généalogie.
Il n’est pas possible d’ignorer cet évènement et il me faut l’entourer d’informations complémentaires, à défaut de photos. Quelques noms de la future belle-famille de ma fille, et des informations glanées au cours de la journée. Je ne cache pas qu’il y a eu des erreurs de saisies, mais cela fut vite récupéré.
Impossible de se défaire de ce genre d’évènements où tout est enregistré dans ma mémoire^^.

Une étape à venir

La date du mariage est enfin fixée : ce sera pour octobre. Les noces auront donc lieu d’ici la fin de l’année. Nouvelle ville, nouveau département, nouvelle famille.
Nouvelle famille oui, et, pour moi -bloqué sur ma généalogie et les registres lacunaires de la Manche – une nouvelle source de recherches. Un nouveau plaisir aussi : celui d’en apprendre plus.
Par conséquent, je remets la machine généalogique en route. Des informations sont glanées pour essayer d’avancer.
Quelques moteurs de recherches, mais aussi quelques sites internet consultés. J’enregistre les informations récupérées les mets en forme.
Après quelques échanges avec mon futur gendre, pour quelques bases de recherche, c’est maintenant le silence absolu pour lui. Il n’aura plus rien tant que je n’aurais pas avancé et mis en forme les informations que j’ai collectées.
Je sentais de l’impatience de la part de mon gendre mais aussi de son père.
Nous sommes début septembre et je me lance dans une tache complexe.

Le coup dur

Il va donc falloir continuer à braver les difficultés rencontrées lors de ces recherches et non des moindres.
Je n’ai pas les moyens d’accéder à des données récentes du fait de la distance et de la non appartenance à la famille.
Par change les archives départementales que je dois consulter disposent de registres avec les recensements. J’entame alors un travail de fourmi pour identifier les ancêtres de mon gendre.
Un vrai run généalogique. Nous sommes courant septembre et le mariage est fin octobre, il me faut avancer vite et précisément pour leur offrir un cadeau commun.

Il était prévu que fin 2025 soit remplie de bonnes nouvelles, et j’étais heureux de pouvoir présenter au beau-père de ma fille, une petite histoire sur ses ancêtres, ce qu’il attendait…
… mais ne verra malheureusement jamais.
Parti trop tôt, parti trop vite rejoindre ses aïeuls, un mois avant le mariage de nos enfants, Jean Claude nous a abandonné subitement en ce vendredi après midi, et je dois reconnaitre que cela m’a mis un gros coup au moral.
Toujours très difficile de mettre une date d’un contemporain dans nos fichiers.
Ce qui explique la raison pour laquelle cet article a été long à publier.

Le mariage

Quel plaisir et bonheur indicible que d’amener sa fille à la mairie pour la voir unir sa destiné à son époux.
Même si le temps n’était pas au rendez vous en ce 25 octobre, et que certaines présences auront manqué, nous aurons au moins eu le sourire de (presque) tous les témoins de leur union. Oui il y a toujours des grincheux, on n’y changera jamais rien.😁

Après un mois et demi de généalogie à forte dose, j’ai pu offrir à mon gendre 7 générations de ses ancêtres avec deux trois faits divers, mais aussi beaucoup d’axes de recherches, car il reste encore beaucoup à faire Mais cela se fera dans des départements où il y aura des sources conséquentes.

Je vais pouvoir reprendre ces recherches et compléter à la fois les informations liées à mon gendre, mais aussi toutes ces branches non complétées de mon côté.
Et pourquoi ne pas ajouter des cases, des noms et des infos non connues à ce jour en 2026 ?

Très belle année 2026 à tous.

Franck

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Quelques actualités généalogiques

Il me fallait, en ces semaines difficiles, m’occuper en m’affairant à mes recherches personnelles. J’envisageais aussi de faire le tour des nouvelles généalogiques pour tenir informées mes collègues.

Petit retour sur les deux derniers mois, avec une reprise de ma passion a un rythme un peu plus soutenu.

Livres en Marche

Le Festival de rencontres ‘Livres en Marche’ regroupe un salon de livres d’occasion, des conférences mais aussi des rencontres d’auteurs. Il a lieu tous les ans fin septembre au sud de Chambéry en Savoie.

Par ailleurs, j’ai eu la chance d’assister, fin septembre, au Festival Livres en Marches pas très loin de chez moi. J’ai pu y faire la rencontre de Murièle Ochoa-Gadaut et de François Garde, croisés après une rencontre d’auteurs fort passionnante.

Le livre de François Garde “Mon oncle d’Australie” m’a occupé une après-midi. Je l’ai dévoré, impatient de connaître l’issue de sa quête… De l’imaginaire à la réalité, là où le romancier prend le pas sur le généalogiste. Une fois plongé dans son ouvrage, je n’ai plus décollé le nez de ses pages.

Un livre prenant, que je vous recommande. Avec également une petite pensée pour l’une de mes collègues de travail, qui a réussi à romancer le parcours de vie d’une de ses ancêtres 😀

Le second ouvrage que j’ai pu acquérir est celui de Murièle Ochoa-Gadaut : “Passion Généalogie” (Plon) . Elle raconte son parcours de généalogiste, en l’illustrant de cas très intéressants. Murièle a également eu la bonne idée, ce n’est que mon avis, de préciser comment elle effectuait certaines recherches. Je n’en attendais pas tant, et son livre, qui avait vocation à rejoindre la bibliothèque est resté sur mon bureau. Il va falloir que je prenne des notes sur ses méthodes afin de compléter mes connaissances en matière de recherches.
Pour moi , ce livre est un ‘must-have’ pour tous les généalogistes amateurs.

Affiche Livres en Marche 2024

Autre actualité : les Rencontres Genealogiques à Annecy

Courant octobre, je me suis rendu aux rencontres généalogiques des Marmottes de Savoie à Annecy.

Ayant évoqué ces rencontres avec mes collègues généalogistes amateures, je m’y suis rendu afin de trouver des nouveautés. Je cherchais certains des ouvrages d’Archives & Culture pour m’aider dans mes recherches (raté, ils n’étaient pas représentés cette année). Je voulais aussi voir si je trouvais de la nouveauté et de l’information.
Au niveau des associations, hormis les Archives départementales des deux départements, j’ai pu échanger avec :

  • le UAICL (association de cheminots), qui m’a appris que lorsqu’un ancien cheminot était décédé, il était possible de faire une demande auprès du service des Archives de la SNCF du dossier de carrière du cheminot, et ce, quelle que soit la compagnie du Rail dans laquelle il exercait. 
  • Clic Archives: entreprise ayant élaboré un outil pour numériser des registres jusqu’au format A2 (outil homologué dans plusieurs AD). Très intéressant, j’ai pu rencontrer une personne super motivée par le produit qu’elle a créé. Au demeurant cher pour un particulier, cela reste abordable pour des AD.
  • le Fil d’Ariane , malheureusement il n’y avait personne sur le stand quand je suis passé. Mais l’entraide généalogique offre des possibilités intéressantes quand on est loin https://www.entraide-genealogique.net/. Le travail accompli par leurs bénévoles est immense.
  • J’ai pu trouver différentes associations de généalogie sur Savoie/ Haute Savoie, dont certaines que je ne connaissais pas :

Des représentations nouvelles et innovantes

Enfin, au delà de la généalogie, il y a la représentation graphique des arbres et recherches que nous faisons. De plus en plus de supports voient le jour, en plus du traditionnel arbre papier. Arbres papiers qui prennent une place importante au fur et à mesure que nous avançons dans les recherches. Et surtout je leur trouve toujours un aspect banal, loin de toute créativité.

Aujourd’hui il est possible de faire de l’impression sur bois qui offre la possibilité d’avoir quelque chose d’assez sympa, pour un rendu que je trouve très qualitatif chez GénéaDéco.

On trouve aussi dans les représentations papiers des arbres qui prennent la place d’une feuille A4 chez Passion Généalogie. Que ce soit avec Generama ou Generamax qui m’a attiré l’oeil avec ses 14 générations ascendantes mais aussi 2 descendantes.

La vraie bonne surprise venant de Génesquisse qui est une feuille de 2m ou 4m de large et qui offre la possibilité de faire une représentation des généalogies à la fois montantes et descendantes . En gros c’est une feuille à carreaux sur laquelle vous pouvez coller des étiquettes puis relier celles-ci entre elles pour indiquer les liens de parenté.

Autre arbre extrêmement complet est celui qui s’appelle ArbOrigène. Même si je perçois sa qualité, je le trouve assez technique et il nécessite de maîtriser sa généalogie pour en faire une vraie représentation.

Restructuration en cours de mes fichiers sources

D’un point de vue plus personnel et organisationnel, il me fallait faire du tri dans mes répertoires. Ceux-ci comportent les documents de mon ascendance et se remplissent un peu plus chaque jour.
Le fait de trouver de nouvelles sources d’archives que je ne connaissais pas, n’aidait pas à la clarté de mon archivage. Je devais envisager une amélioration de celui-ci.
Je veux aussi vérifier les sources de toutes les données présentes dans mon fichier généalogique, ce qui prend beaucoup de temps, et permet de combler quelques lacunes. (Doux euphémisme quand on connaît l’état des archives de la Manche).
Il est toujours assez fastidieux de reprendre deux décennies de documents pour les réorganiser mais cela occupe l’esprit. Ce travail est toujours en cours de réalisation, et il me reste encore beaucoup de boulot…

C’est tout pour mes nouvelles généalogiques de cette rentrée; je prends une bouffée d’oxygène, et je retourne à mes recherches et mon tri.

A très vite.

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Et elles devinrent généalogistes amateures

Quand on est généalogiste amateur, se retrouver dans une situation professionnelle compliquée, est un élément moteur pour reprendre notre passion, histoire de s’occuper le cerveau.
C’est ce que j’ai fait depuis le début de cette année, en continuant de travailler à trouver des informations sur LEREVEREND Maurice Eugène !
Promis, je mettrai le site à jour d’ici peu 😊

Je pensais donc faire cela tranquillement dans mon coin.
Je n’aurais jamais imaginé ce qu’il s’est passé depuis le mois de mars.

Lors d’échanges matinaux autour de théine et de caféine, il est apparu différentes questions de la part de mes collègues de travail qui me demandaient à quoi j’avais occupé mes week-ends.
Je leur ai donc parler de cette passion qui me poursuit depuis plusieurs décennies.
J’ai eu le droit bien évidemment à la traditionnelle question : “Tu es remonté jusqu’où?” – question que tous les généalogistes amateurs ont déjà entendu. Mais au delà de cette question plusieurs intérêts se sont alors manifestés.

Au cours des échanges des questions similaires revenaient, toutes voulant comprendre comment faire des recherches :

  • Quelles informations pouvaient on trouver facilement?
  • Dans quels actes et où trouver ces actes ?
  • Comment les exploiter?
  • Comment les synthétiser?
  • Comment solliciter de l’aide lorsque l’on est loin des départements qui concernent nos recherches ?
  • Quels outils utiliser ?
Des généalogistes amateurs autour d'une table avec le résultat de leurs recherches sur le mur et sur le bureau.

De la curiosité à la pratique

Autant de question auxquelles il m’a fallu répondre, le plus précisément possible, chaque cas étant particulier.

Cela fait maintenant plusieurs mois que nos pauses nous servent à échanger sur leurs généalogies. La mienne est pour le coup au ralenti, mais j’ai le temps de m’y remettre.
Je profite de notre quotidien pour leur partager les résultats de ma veille et qui peuvent les concerner. Des nouveautés sur les outils, nouveaux documents disponibles sur les archives départementales pouvant les concerner,…

Cette équipe n’est pas nombreuse, mais est ce vraiment le nombre qui fait la qualité?

Je vous présente l’équipe des généalogistes amateurs :

  • Valérie, qui écume tous les registres d’Isère et de Savoie dans le but de retrouver tous ses collatéraux
  • Céline et ses filles qui ont fait un remarquable travail de recherches avec un arbre papier de plus de trois mètres de long !
  • Elodie qui se promène entre les châteaux de la Loire et la Belgique,
  • Laetitia qui nous fait voyager de la Savoie à la Pologne,
  • Delphine, qui a la ‘chance’ d’avoir des ancêtres alsaciens
  • Claire et une ascendance Savoyarde intéressante.
  • Brigitte avec sa Marie Louise (elle comprendra) qui nous fait un roman mélangeant toutes les informations trouvées dans les documents des Archives de la Seine Maritime et laissant libre court à son imagination (certainement la plus chanceuse du groupe 🤣)

Chacun d’entre nous à sa raison pour se plonger dans ces recherches : quête de la vérité ou le besoin d’en savoir plus sur nos origines et nos familles.

Au delà des milliers de documents vus, trouvés et déchiffrés, nous avons de bons échanges constructifs sur les méthodes et les résultats.

Merci mesdames pour votre attention et votre intérêt. Jamais je n’aurais cru que l’on puisse trouver un jour ce point commun entre nous tous.
Je suis bluffé par la passion qui vous habite et surtout par vos interrogations permanentes.

VIDEGRAIN Louise Aimable Marie 0

VIDEGRAIN Louise Aimable Marie

Née et baptisée à Orglandes, Louise est la fille unique de Georges François VIDEGRAIN et de Jeanne Anne Gabrielle FRIGOUT.

Naissance : 24 mai 1837 à Orglandes (50 – Manche)
Décès : 21 mars 1907 à Orglandes (50 – Manche)

Son père Georges décède le 26 février 1838, alors qu’elle n’a pas un an.

Au décès de sa mère en Janvier 1858, Louise a presque 20 ans et habite à Etienville.

Signature de Louise VIDEGRAIN
Signature de Louise VIDEGRAIN sur son contrat de mariage (1858)

Contrat de Mariage Jean Louis LEREVEREND – Louise VIDEGRAIN

En vue de leur mariage, Louise Aimable Marie et son futur époux passent devant Me Lelyon, notaire à Picauville, pour rédiger leur contrat de mariage en date du 10 aout 1858.

Sur ce contrat, Louise est domiciliée à Etienville.
Les futurs époux adoptent le régime de la communauté réduite aux acquêts.

Louise apporte “un mobilier composé de : un lit, une armoire, linge de lit, de corps de table et de cuisine, habillement à son usage, batterie de cuisine, meubles meublant qu’elle estime, sans autre détail, à la somme de huit cent francs”.

L’estimation desdits meubles n’en fait pas vente au futur époux et n’en ôte pas la propriété à la future épouse.

Dans les différentes considérations du contrat de mariage, il apparait que “les contractants se font donation pour le survivant de la propriété du mobilier, et de l’usufruit et jouissance pendant la vie du survivant des immeubles et rentes dont le premier mourant sera propriétaire à sa mort.”

Me Lelyon rédige le contrat de mariage en présence des parties, mais aussi du pharmacien, Jean François Sadot, et d’un teinturier, Jean Richard.

Tous les deux demeurent à Picauville.

Extrait du Contrat de Mariage de Jean Louis LEREVEREND et de Marie Louise Aimable VIDEGRAIN

Mariage

Les publications de mariage ont lieu en date des 4 et 11 juillet 1858 dans les communes de Etienville pour Louise et de Reigneville pour Jean Louis.

Promesse de Mariage entre Jean Louis LEREVEREND et Louise Aimable Marie VIDEGRAIN

Le mariage religieux a lieu en l’église d’Etienville le 19 août 1858.

Le mariage civil se déroule à Etienville également.
Louise Aimable Marie épouse donc Jean Louis LEREVEREND le 20 août 1858 à Etienville.

Sur l’acte de mariage, Jean Louis a pour domicile Reigneville-Bocage et exerce la profession de domestique.

Les témoins du mariage sont :
– Alexandre DOREY, Cultivateur, 22 ans
– Pierre BOUILLON, Cultivateur, 44 ans
– Pierre ANQUETIL, Instituteur, 53 ans
– Félix ADAM, Couvreur en Paille, 40 ans
tous domiciliés dans la commune d’Etienville.

Louise est mère de cinq enfants :

  • Marie Désirée (1858 – 1871)
  • Marie Augustine Virginie (1860 – 1893), célibataire, qui aura deux enfants Jacques Jean Louis & Maurice Eugène.
  • Léonard Jean Hyacinthe (1862 – ? ), qui épouse Augustine LEVEZIEL le 3 Aout 1894 à Orglandes dont au moins un enfant.
  • Marie Angélique Joséphine (1868 – ? ), qui épouse Pierre Louis Sébastien BEUVE le 1 Juin 1909 à Vesly.
  • Louis Jean ou Jean Louis (selon les actes) (1877 – ? ) qui épouse Marie Désirée Louise LEVEZIEL le 10 janvier 1908 à Orglandes dont au moins un enfant.

Besoin de vous

Si vous avez un complément d’information par rapport à Virginie, Léonard, Marie ou Louis, n’hésitez pas à me laisser un message en commentaire

La famille déménage à Orglandes

A compter de 1884, on retrouve Jean Louis et sa famille aux Cornets à Orglandes.
Vivent avec Louise et lui, au moins leur fille Virginie et les enfants de celle-ci jusqu’en 1893.

Son époux Jean Louis décède le 6 avril 1900.

Des démêlés judiciaires pour Louise

Premier Jugement

Le 6 janvier 1904, le Tribunal Civil de Valognes, condamne Louise au paiement d’une somme de 1910 francs (fermages1 dus en date du 29 septembre 1903) et une autre somme de 500 francs (pour des fermages en cours ainsi que des dommages et intérêts). Louise doit donc 2410 francs à son débiteur , Mr O.C de Valognes.

Mr O.C ne parvient pas à être payé, et pour obtenir son dû il fait signifier à Louise par Me G., huissier à Valognes, un commandement de payer qui comprend :

  • la somme de 2410 francs représentant le montant en principal de la condamnation prononcée par le Tribunal Civil de Valognes
  • les intérêts échus de cette somme depuis le 16 janvier 1904, jour de l’assignation
  • la somme de 235.90 francs correspondant au montant des frais encourus pour parvenir audit jugement et à son exécution
  • le coût du commandement 3.75 francs

Ledit commandement précise que Louise est contrainte “à paiement par toutes voies et moyens de droit”, et mentionne “de tous leurs immeubles2 pour la vente par expropriation forcée”.

Ce commandement est resté infructueux et sans effet. Me G, huissier à Valognes, sur requête de Mr O.C., procède donc en date du 8 juillet 1904 à la saisie des immeubles appartenant à Louise Aimable VIDEGRAIN.

Second Jugement – Vente des biens de Louise VIDEGRAIN

L’annonce de la vente des biens de Louise Aimable VIDEGRAIN est faite par voie de presse . Dans le “Journal de l’Arrondissement de Valognes”, on apprend qu’une vente par expropriation forcée a lieu le 24 Octobre 1904 au Tribunal Civil de Valognes.

Cette vente est répartie en 3 lots et se fera à la chandelle :

Ces immeubles appartiennent à Louise pour les avoir recueillis lors des successions de son père Georges VIDEGRAIN et sa mère Jeanne FRIGOUT.

  • une pièce de terre de 70 ares en herbage planté dite “les Hauts Vents” sur la commune d’Orglandes, connu aussi sous le nom “Clos & Chasse du Grand Chemin”
  • une pièce de terre de 40 ares en herbe planté dit “le Clos Riche” et située à Etienville
  • une pièce de terre (Jardin légumier) avec un bâtiment en ruines situé au Hameau de la Lande pour une superficie de 9 ares

La mise à pris de ces lots représente une somme de 825 francs, et l’adjudication a lieu le 24 octobre 1904 au Tribunal Civil de Valognes.
Le premier lot va connaitre une surenchère et l’adjudication se fera pour 846 francs, le second sera adjugé pour 500 francs et enfin la pièce de terre mise à pris à 25 francs sera adjugée pour 125 francs.
A la suite de la vente de ces trois lots, Louise doit abandonner immédiatement la possession et la jouissance de ces immeubles.

Extrait du Journal de l’Arrondissement de Valognes en date du 23 septembre 1904

Succession de Louise

Louise décède le 21 mars 1907 à Orglandes.

Lors de la déclaration du 27 février 1914, Louise laisse pour héritiers, ses trois enfants lui survivant :

  • Léonard Hyacinthe Jean, époux LEVEZIEL
  • Marie Joséphine Angélique, veuve de BEUVE et domiciliée à Vesly
  • Louis Jean, qui est Journalier à Orglandes
Extrait de la Succession de Louise Aimable Marie VIDEGRAIN

De la succession il dépend entre autres :

  • Une portion de terrain (cour + jardin) où existait une maison à Etienville et qui a été vendue en Juillet 1913
  • La moitié de la somme récupérée lors de l’adjudication d’octobre 1904.

Réflexion

Suite au décès de Jean Louis LEREVEREND, Louise VIDEGRAIN a été contrainte de vendre des biens qui constituaient son héritage du fait de dettes sur des fermages. Ces biens sont issus de la succession de ses parents.
En obtenant le jugement de l’expropriation, on apprend qu’il y a un autre jugement.

  1. Fermage : Mode de faire-valoir d’un bien foncier. Le propriétaire cède l’usage de ce bien à un locataire (fermier) contre une redevance annuelle fixée lors de l’établissement du bail. Cette redevance ne varie pas selon les résultats économiques obtenus par le fermier ↩︎
  2. Immeuble : Se dit d’un bien fixe, d’un fonds de terre et de ce qui y est incorporé. Il ne s’agit pas de l’immeuble d’habitation comme nous le connaissons aujourd’hui ↩︎

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Jean Louis LEREVEREND

Naissance : 27 juillet 1832 à La Bonneville (50 – Manche)
Décès : 6 avril 1900 à Orglandes (50 – Manche)

Signature de Jean Louis sur l’acte
de baptême de sa fille Virginie

Jean Louis (sosa 82) perd ses parents assez rapidement.
Sa mère Marie LE TERTRE décède alors qu’il n’a que 19 ans.
Son père Pierre Julien décède en Septembre 1854, alors qu’il a 22 ans.

Jean Louis n’apparait pas sur les actes de décès de ses parents.

Il habite Reigneville jusqu’en 1858 environ.

Contrat de Mariage Jean Louis LEREVEREND – Louise VIDEGRAIN

En vue de leur mariage, Jean Louis et sa future épouse passent devant Me Lelyon, notaire à Picauville, pour rédiger leur contrat de mariage en date du 10 aout 1858.

Sur ce contrat, Jean Louis est cultivateur et domicilié à Etienville. Les futurs époux adoptent le régime de la communauté réduite aux acquêts. Chacun des époux conserve l’entière propriété des biens acquis avant le mariage.

Jean Louis dispose de “400 francs consistant en ses linges et vêtements et un numéraire”.

Dans les différentes considérations du contrat de mariage, il apparait que “les contractants se font donation pour le survivant de la propriété du mobilier, et de l’usufruit et jouissance pendant la vie du survivant des immeubles et rentes dont le premier mourant sera propriétaire à sa mort.”

Extrait du contrat de Mariage LEREVEREND x VIDEGRAIN
Extrait du contrat de mariage de Jean Louis LEREVEREND
et Louise Aimable Marie VIDEGRAIN

Me Lelyon rédige le contrat de mariage en présence des parties, mais aussi du pharmacien, Jean François Sadot, et d’un teinturier, Jean Richard. Tous les deux demeurent à Picauville.

Mariage

Les publications de mariage ont lieu en date des 4 et 11 juillet 1858 dans les communes de Etienville et Reigneville.

Promesse de Mariage entre Jean Louis LEREVEREND et Louise Aimable Marie VIDEGRAIN
Promesse de Mariage entre Jean Louis LEREVEREND et Louise Aimable Marie VIDEGRAINCopie écran AD 50

Le mariage religieux a lieu en l’église d’Etienville le 19 août 1858.

Le mariage civil se déroule à Etienville également.
Jean Louis épouse donc le 20 août 1858 Louise Aimable Marie VIDEGRAIN à Etienville.

Sur l’acte de mariage, il est noté que Jean Louis est domicilié à Reigneville exerçant la profession de domestique.

Les témoins du mariage sont :
– Alexandre DOREY, Cultivateur, 22 ans
– Pierre BOUILLON, Cultivateur, 44 ans
– Pierre ANQUETIL, Instituteur, 53 ans
– Félix ADAM, Couvreur en Paille, 40 ans
qui sont tous domicilié dans la commune d’Etienville.

Jean Louis est père de cinq enfants :

  • Marie Désirée (1858 – 1871)
  • Marie Augustine Virginie (1860 – 1893), célibataire, qui aura deux enfants Jacques Jean Louis & Maurice Eugène.
  • Léonard Jean Hyacinthe (1862 – ? ), qui épouse Augustine LEVEZIEL le 3 Aout 1894 à Orglandes dont au moins un enfant.
  • Marie Angélique Joséphine (1868 – ? ), qui épouse Pierre Louis Sébastien BEUVE le 1 Juin 1909 à Vesly.
  • Louis Jean ou Jean Louis (selon les actes) (1877 – ? ) qui épouse Marie Désirée Louise LEVEZIEL le 10 janvier 1908 à Orglandes dont au moins un enfant.

/!\ Besoin de vous

Si vous avez un complément d’information par rapport à Virginie, Léonard, Marie ou Louis, n’hésitez pas à me contacter ou me laisser un message à la suite de cet article.

Jusqu’en 1868, Jean Louis habite à Etienville au Hameau de la Lande, au nord de la commune d’Etienville en direction d’Orglandes.

Jean Louis LEREVEREND déménage à Orglandes

A compter de 1884, on retrouve Jean Louis et sa famille aux Cornets à Orglandes.
Vivent avec lui et son épouse, au moins sa fille Virginie et les enfants de celle ci jusqu’en 1893.

Jean Louis décède à Orglandes, le 6 avril 1900.
Il est inhumé dans le cimetière d’Orglandes.

Des informations dans sa succession

Lors du traitement de sa succession, son épouse Louise Aimable Marie VIDEGRAIN ainsi que 3 de ses enfants (Léonard, Marie et Louis) sont désignés héritiers.

On apprend sur ce document qu’une acquisition a été faite par le couple : une maison située à Orglandes.

Extrait de la succession de Jean Louis LEREVEREND


Située juste au sud du ‘hameau des trois maisons’, route de la Lande, cette maison n’existe plus aujourd’hui.
Un bosquet d’arbres l’a remplacée. Toutefois au milieu de la végétation il apparait encore un bout de mur (cf photo ci-contre).

Si on utilise Google Maps, on trouve une vue de septembre 2009 qui laisse apparaitre également le toit de la maison.

Je suis passé, bien évidemment, par cette route en Mai 2024. J’ai pu constater que la maison s’était écroulée, seuls quelques murs subsistent au milieu des arbres qui occupent dorénavant la totalité des parcelles.

Ruines de la maison ayant appartenu à
Jean Louis LEREVEREND et Marie VIDEGRAIN
Le plan cadastral de 1828 identifie déjà
cette maison (surlignée en jaune)
Vue aérienne de la maison située à
Orglandes entre 1950 et 1965 (Source IGN)

Réflexion

Professionnellement, Jean Louis semble avoir été principalement domestique puis cultivateur. Mais alors qu’il est reconnu domestique, il est mentionné cultivateur avant son mariage. C’est la seule fois où je le trouverai avec cette profession, le reste du temps il est considéré comme Domestique.
La découverte de la maison située route de la Lande me laisse une drôle d’impression vu que je suis passé assez souvent à cet endroit entre les années 80 et 90. A cette période la maison devait encore être encore visible.


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LEREVEREND Marie Augustine ‘Virginie’

Naissance : 28 octobre 1860 à Etienville (50 – Manche)
Décès : 21 avril 1893 à Orglandes (50 – Manche)

Etienville

Marie Augustine Virginie LEREVEREND voit le jour à 4 heures du matin le 28 octobre 1860 à Etienville (Manche).
Elle est la fille de Jean Louis LEREVEREND et de Louise Aimable Marie VIDEGRAIN.
Les deux témoins du déclarant de cette naissance sont également des témoins du mariage :
– Pierre ANQUETIL, Instituteur 56 ans d’Etienville
– Alexandre DOREY, Cultivateur 23 ans d’Etienville.

Acte de Baptême, LEREVEREND Virginie, Eglise d'Etienville 28 Octobre 1860
Acte de Baptême, LEREVEREND Virginie, Eglise d’Etienville 28 Octobre 1860

Baptisée le même jour en l’église d’Etienville, elle a pour parrain Pierre FRIGOUT (demeurant à Etienville) et Virginie LEPORTOIS (demeurant à Gourbesville).

Virginie, puisque c’est le prénom qu’elle utilise, est la cadette d’une fratrie de 5 qui se compose de la manière suivante :

  • Marie Désirée (1858 – 1871)
  • Marie Augustine Virginie
  • Léonard Jean Hyacinthe (1862 – ? )
  • Marie Angélique Joséphine (1868 – ? )
  • Louis Jean ou Jean Louis (selon les actes) (1877 – ? )
Signature de Virginie LEREVEREND
Signature de Virginie sur le seul document
où elle apparait (acte de naissance de son frère)

Le 18 aout 1877, toujours domiciliée à Etienville elle devient la marraine de son frère Louis Jean né le même jour.
Virginie signe ledit acte de Baptême.

Elle exerce en tant que domestique, (confirmation sur l’acte de naissance de son premier enfant Jacques Louis Jean en 1884). Après avoir grandi à Etienville, la famille est dorénavant domiciliée à Orglandes.

Deux ans plus tard, toujours chez ses parents, toujours au même endroit, elle donne naissance à son second enfant : Maurice Eugène.

Ses deux enfants sont déclarés en mairie par leur grand-père, Jean Louis LEREVEREND. Ils sont issus de père(s) inconnu(s).

A Orglandes, une (courte) vie de domestique pour Virginie

Difficile de dire en l’état actuel en quoi consistait son travail.

Toutefois au vu de son parcours de vie (domestique, vivant chez ses parents et célibataire avec deux enfants), il est possible d’envisager qu’elle était servante dans une grande maison ou un château.

Le site “Histoires d’antan et d’à présent” dresse un portrait fort intéressant de la domesticité à cette époque en plusieurs pages (Partie 1, Partie 2 & Partie 3).

L’étude menée précise :

(…) Etre bonne, c’est s’exposer à être enceinte (souvent des œuvres du maître de maison voire de son fils). (…) Et comme les maîtres ne veulent pas de domestiques mariées, celles si sont en plus quasi toujours célibataires (…).

On note la présence de deux châteaux à Orglandes : celui de Crosley, à proximité des Cornets, et celui de Rouville au nord de la commune (plus éloigné). On trouve aussi le Manoir de la Hougue situé encore plus près.
Il s’agit là de pure spéculation, car il me semble difficile, plus d’un siècle après, de trouver des traces du passage de Virginie dans telle ou telle maison.

Virginie LEREVEREND décède le 21 avril 1893 à 8h du soir, à Orglandes en laissant deux orphelins en bas age.
Le décès est déclaré par Jean LEVEZIEL, garde champêtre et Léon AVOINE, Instituteur, tous les deux d’Orglandes.
A son décès Virginie est sans profession et domiciliée chez son père, au lieudit les Cornets.

A aucun moment on ne trouve mention de son nom comme témoin ou présente à un évènement sur les actes d’Etat Civil de la commune d’Orglandes entre la naissance de son premier enfant et son décès.

Dans les tables de successions du Bureau de St Sauveur le Vicomte, Virginie a pour profession ménagère. Célibataire, elle laisse pour héritière de ses biens ses parents vivants. Elle “habitait avec ses parents et ne possédait rien”.

On ne trouve pas mention faite de ses enfants, Jacques et Maurice.

Réflexion

Il aurait été intéressant d’avoir plus d’éléments sur la vie de Virginie, mais cela me semble compliqué (connaitre son employeur, la garde de ses enfants après son décès).
Chez qui ont ils été en nourrice? Je pense aux grands parents, mais aucune certitude.
C’est dans un cas comme celui ci que les recensements de la Manche sont cruellement manquants.
J’attends un retour de la mairie d’Orglandes concernant une copie intégrale de son acte de décès, mais le document se fait désirer.


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A la recherche de Maurice Eugène LEREVEREND


En commençant ma recherche sur Maurice Lerévérend, mon Arrière Grand Père Maternel, je ne pensais pas que j’y passerai autant de temps. Ni que je trouverai autant d’informations, même si cela reste incomplet à ce jour !

D’origine modeste, Maurice me paraissait être un ancêtre comme un autre. Vu qu’il était cultivateur, je ne pensais trouver que des informations basiques, en plus des informations liées à sa descendance.

Un état civil assez simple

En partant des éléments liés à son fils – Naissance, Mariage, Décès -, je retrouvais assez facilement, les dates de naissance, de mariage et de décès de Maurice Eugène

C’était sans compter une nouvelle source d’informations que je ne connaissais pas et dont je n’ai découvert l’existence que fin 2022 :

Les registres de recensement militaire.

En effet, en lisant quelques blogs, j’ai appris qu’il existait des registres accessibles par le biais des Archives Départementales et que ceux-ci permettaient de reprendre un éventuel parcours militaire d’une personne.

Pour la Manche, ils sont accessibles sur cette page.

Un saut dans l’inconnu

Avec cette découverte, je me suis lancé dans la recherche d’informations complémentaires sur mes ancêtres avec une question en tête : ont ils participé à un conflit quelconque?

Je me penche alors sur le cas de Maurice LEREVEREND.

Je tombe des nues : une quantité importante d’informations vient rejoindre un état civil plutôt simple (jusque là).

Non seulement j’y apprends que Maurice a été engagé lors de la Grande Guerre. Mais j’y découvre aussi qu’il fut porté disparu lors d’une offensive allemande puis ensuite prisonnier de guerre.

Je venais alors de mettre le doigt dans quelque chose qui allait me valoir des centaines d’heures de recherche, et qui à la date où j’écris ces lignes ne sont pas achevées.

Nous sommes donc très loin du speed-run évoqué précédemment.

Première étape : le combattant du 6ème régiment du Génie

Je me suis penché sur le parcours militaire de Maurice, et ait donc recherché des informations sur le 6ème Génie basé à Angers.

Comment savoir dans quelle compagnie était engagée mon ancêtre ? Quel parcours a t’il suivi avant de disparaitre dans l’Aisne en mai 1918?

Une piste : les Journaux de Marche & Opérations qui nous donnent le parcours des régiments lors du conflit. Piste fastidieuse : à cette époque, il y a 4 bataillons et chacun comporte une dizaine de compagnies.

J’ai alors repris tous les journaux disponibles sur le site Mémoire des Hommes en me limitant à la période de fin mai 1918.

A l’issue de ce travail de fourmi, j’ai identifié deux compagnies (celles qui étaient au front dans le secteur de Aizy Jouy, dans l’Aisne à la date de sa disparition) : la 11/4 et la 11/1.

Maurice LEREVEREND devait être dans l’une de ces deux compagnies.

Mes recherches se sont limitées à ces informations, en me demandant comment je pourrais avoir plus d’éléments.

Seconde étape : le prisonnier de Guerre

La Croix Rouge

Comment trouver des informations sur un prisonnier de guerre dont on connait les camps d’internement dans lesquels il a séjourné : Cassel-Niederszwehren, Bad-Langensalza & Merseburg.

Le Comité International de la Croix Rouge rend disponible des listes de prisonniers de guerre (https://grandeguerre.icrc.org/fr/).

Chose surprenante, Maurice n’apparait pas dans ces listes, malgré plusieurs recherches sur différentes formes du nom de famille (voir plus bas pour les explications)

La presse

Maurice apparait dans le journal ‘La Gazette des Ardennes’ dans sa parution du 12 septembre 1918. Sous le nom de LEREVERENT, Maurice apparait identifié comme venant de Vindefontaine et rattaché au 6ème Génie.

Dans cette même édition, on trouve d’autres soldats du 6ème Génie faits prisonniers et dans le même camp que Maurice : Cassel-Niederzwehren.

Gazette des Ardennes - Information de la Captivité de Maurice Lereverend

Je les note au cas où…

Et là je marque un nouvel arrêt dans l’avancée des recherches.

Point de blocage sur mes recherches concernant Maurice Lerévérend

En effet, je ne trouve pas d’informations sur les camps. Pas de listes d’internements, pas de traces de passage, et je ne sais pas comment progresser pour avoir plus d’informations sur le parcours en tant que prisonnier.

Il me faut quelques éléments pour illustrer le blog que je suis en train de mettre en place. Par conséquent, je continue de chercher des informations sur les camps, histoire de m’imprégner de ces quotidiens pas toujours faciles.

Je scrute différents sites pour trouver illustrations ou photos. Je trouve des vues des camps mais pas de listes.

Le site ‘Chtimiste‘ me permet de trouver des photos de prisonniers, et de voir passer beaucoup de noms mais pas celui dont j’effectue la recherche.

Je continue donc à chercher…

Quelques informations supplémentaires

Toutefois, une visite rendue à mon père début Septembre 2023 me permet de récupérer des éléments que je ne connaissaient pas. Ceux ci m’ont offert la possibilité de mettre un visage sur le nom de Maurice.

LEREVEREND Maurice Eugène

Mais aussi un parcours plus précis.

Il s’agit de documents familiaux que ma tante Eliane et mon cousin David nous ont mis à disposition.

Qu’ils en soient remerciés.

Deux cartes postales et une photo m’apportent la solution. En 1916, Maurice est engagé à la Compagnie 11/4, 3ème section du 6ème Génie.

A l’issue de cette visite, je dispose maintenant de plusieurs photos de mon arrière grand père (mais pas que…). Je ne saurai décrire la satisfaction liée à l’obtention de ces informations.

Mais pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?

J’étais en train de finaliser l’article concernant Maurice pour le publier fin Octobre 2023, quand je me suis souvenu avoir noté les noms d’autres soldats du 6ème Génie fait prisonniers (cf plus haut). Pourquoi ne pas chercher sur les listes du CICR, si je trouve l’un des noms de prisonniers?

Le premier nom choisi me permet de trouver le sapeur en question : LEHUNSEC, et un peu plus haut Maurice LEREVERENT !

Depuis 6 mois j’avais cette information dans un coin de fichier, sans avoir pensé à me servir d’autre points d’entrée. Une recherche par d’autres soldats du 6ème Génie s’imposait !

Ce qui me permet de déterminer une étape supplémentaire du parcours de Maurice…

Et pour les autres camps d’internements ?

Comment faire pour retrouver plus d’informations sur le parcours ?
Certes, j’ai un camp d’internement, mais quelles sont les dates de passage des autres?

En réitérant la même technique, vu que je n’ai pas de fiche, le concernant.
Chercher un soldat fait prisonnier en même temps que Maurice et qui a fait les mêmes camps que lui.
Très fastidieux, mais efficace. Celà m’a permis de trouver Maurice dans un camp qui n’est pas recensé sur sa fiche de recensement militaire : Friedrichsfeld.

Difficile de trouver d’autres correspondances et d’autres informations, alors je commence à lire toutes les listes que je trouve.
Après plusieurs milliers de pages de listes de prisonniers lues, j’ai stoppé ma recherche.
En effet ce travail fastidieux n’apportait pas de piste.
J’ai alors pris le parti d’adresser un mail à la Croix Rouge, en reprenant des éléments trouvés sur Maurice et que j’ai déjà répertoriés.

Après quelques jours d’attente j’ai obtenue une réponse du CICR :

En voici un extrait :

Je suis vraiment désolée de lire tous les efforts que vous avez dû mettre en œuvre afin de trouver les données concernant votre ancêtre sur notre site. Il s’avère qu’après vérification, sur les cinq millions de fiches en ligne, une cinquantaine de fiches manquent sur le site, dont celle de Monsieur Lerévérand Maurice. Par contre, cette fiche a été numérisée. Vous la trouverez en fichier attaché à ce message.

En la consultant, vous verrez que ces 20 heures de recherches vous ont permis de trouver toutes les données le concernant. Nous ne possédons en effet que 2 listes à son sujet.

Nos archives sont constituées de renseignements transmis par les puissances détentrices, les délégations du CICR et les Sociétés Nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge durant les conflits. Certaines listes n’ont jamais été établies, d’autres ne nous sont jamais parvenues. Nos sources ne sont donc pas exhaustives.

Je tiens également à vous remercier pour votre message qui nous a désormais permis d’identifier ces fiches manquantes et, à terme, à pouvoir les intégrer sur le site.”

Mail de Fania K. en date du 10 novembre 2023 – CICR

Je n’aurai rien de plus de ce côté là, mais mon mail au CICR aura permis de retrouver le scan de ce petit bout de carton et les deux pages que j’ai déjà trouvé.

Toutefois je sais que sur le document issu des registres matricules, il est noté que Maurice a été au camp de Merseburg en provenance du camp de Langensalza.
Le ministère des armées à peut être réceptionné une liste de prisonniers qui n’a pas été transmise au CICR.

Ca ne suffit pas, il me faut en savoir un peu plus.


To be continued….

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LEREVEREND Maurice Eugène

Naissance : 13 juin 1886 à Orglandes (50 – Manche)
Décès : 21 Juillet 1933 à Vindefontaine (50 – Manche)

Maurice est le second fils naturel de Marie Augustine Virginie LEREVEREND (Sosa 41).

Déclaré à l’état civil par son grand père Jean, le 14 Juin 1886 en présence du buraliste et d’un instituteur de la commune, il grandit chez ses grands parents. Sa mère est avec lui et son frère. Il a seulement sept ans quand, le 23 avril 1893, il perd sa mère.

Quand Maurice a 14 ans, son grand-père décède. L’absence de recensement dans la Manche sur cette période, ne me permet pas de préciser chez qui il était alors domicilié, soit chez sa grand-mère ou éventuellement un tuteur membre de la famille.

En 1907, lors de son recensement militaire, Maurice est toujours domicilié à Orglandes chez son tuteur, confirmant ainsi l’hypothèse d’un placement.

Sa grand mère décède en mars 1907.

Ce tuteur peut il être son oncle Léonard , un grand oncle ou tout simplement une autre personne.
L’option de la grand mère Louise VIDEGRAIN, semble à exclure.
Difficile à déterminer, sans avoir plus de documents familiaux ou des jugements.
A noter que lors du décès de sa grand mère en 1907, Maurice n’est pas nommé ni présent.


Parcours Militaire

Incorporé au 6ème Régiment du Génie, basé à Angers, il y arrive le 7 octobre 1907 et y reste en tant que Sapeur Mineur. Il effectue son service Militaire pendant deux ans et sera libéré le 9 septembre 1909 en obtenant un certificat de bonne conduite. Dans le cadre de ses obligations militaire, il effectue une période d’exercices, toujours au 6ème Régiment du Génie du 20 février au 14 mars 1911, toujours à Angers.

Première Guerre mondiale

Appelé lors de la mobilisation générale du 1 août 1914, il rejoint le 6ème Régiment du Génie à Angers le 3 du même mois.

Maurice est affecté à la 4ème compagnie du 11ème Bataillon sous le commandement du Capitaine PRIAUD. Cette compagnie comporte 4 officiers et 264 hommes en mars 1915.

La compagnie est basée à Angers pendant les premiers mois de la guerre, et rejoint le front le 8 août 1915. Le trajet s’effectue en train conjointement avec la 3ème compagnie et le convoi arrive à Challerange dans les Ardennes le 10.

Il reste au front jusqu’au 23 octobre 1915, avant d’être évacué pour maladie.

Maurice reste à l’arrière, loin du front

Il ne réintègre son régiment que le 30 décembre de la même année.

Maurice, Sapeur Mineur

Incorporé en tant que sapeur mineur de seconde classe dans le 6ème Régiment du Génie, Maurice se trouve à Angers.

Les Journaux de Marche & Opérations nous permettent de suivre le quotidien de la 4ème compagnie du 11ème bataillon.
Ces journaux, comprenant 8 volumes et plus de 600 pages, offrent un aperçu détaillé de la vie quotidienne de la 11/4 pendant la Première Guerre Mondiale. Vous pouvez les consulter sur le site Mémoire Des Hommes.

On apprend que la compagnie stationne dans l’Aisne, à proximité de Aizy-Jouy, dans la zone de Bois Marcon.

Le J.M.O. référencé 26N1291/14 précise : “27 mai 1918 : A 1 heure déclenchement du tir d’artillerie ennemi sur les positions avant & arrière par obus toxiques et explosifs. Nos troupes se repliant, le Parc de la Cie quitte le cantonnement du Bois Marcon & passe l’Aisne sur les Ponts de Vailly à 9 heures se dirigeant vers Chassemy.”

6ème Régiment du Génie  - Pertes offensive mai 1918
Les pertes de la compagnie 11/4 lors
de l’attaque allemande du 27 mai 1918

C’est lors de ce repli suite à l’attaque allemande que disparait Maurice. Il est alors considéré comme disparu.

Décédé? Prisonnier ? On ne le saura que plus tard !

Prisonnier de Guerre

Quelques temps après cette disparition, le nom de Maurice apparait dans le numéro du 12 septembre 1918 de la Gazette des Ardennes (Journal de propagande allemande en langue française, pour les territoires occupés).

A ce moment, on apprend l’internement de Maurice dans le camp de Cassel-Niederzwehren et s’y trouvent différents sapeurs du 6ème Génie :

  • Maurice LEREVEREND de Vindefontaine (Manche)
  • Jean LEBAULAIN de Landelle (Morbihan)
  • Pierre LE BAUT de Pleyben (Finistère)
  • François LELOUP d’Arche-en-Rouge (Indre et Loire)
  • Albert LEHUNSEC de Lorient (Morbihan)
  • Théophile LE GAL de Crédin (Morbihan)
  • Pierre LOUBOUTIN de Pouldavède (Finistère)
  • Marcel MALLE de Saint Laurent (Tarn)
  • Joseph MARIN de Lalande (Vienne)
Extrait de la Gazette des Ardennes
Edition du 12 septembre 1918

Aucune fiche individuelle de la base des prisonniers de la Croix Rouge ne laisse apparaitre le nom de LEREVEREND ou de REVEREND (différentes variantes ont été testées sans avoir plus d’information).

Les camps d’internement fréquentés par Maurice Lerévérend

Cassel-Niederzwehren

Par contre en feuilletant les listes de la Croix Rouge, j’ai pu trouver un indice qui m’a amené à découvrir le passage de Maurice par le camp de Cassel.

Entête de la liste n°542 des prisonniers du camp de Cassel en date du 26 juin 1918
Ci dessus la ligne précisant la présence au camp de Cassel de Maurice LEREVEREND,
en provenance du front ‘Chemin des Dames’. A noter l’écart sur la date de naissance.
Autre information la personne à prévenir : Mme Vve VINCENT, à savoir sa future épouse : Marie MASSON
Friedrichsfeld

Après avoir été à Cassel, on trouve le transfert de Maurice vers le camp de Friedrichsfeld.

Ce camp n’est pas mentionné sur sa fiche.

Entête de la liste n°78 des prisonniers du camp de Friedrichsfeld en date du 15 juillet 1918
Le plus proche parent noté sur cette liste de prisonnier est M.LEREVEREND à Oglande

Mise à jour du 09/12/2023 : La recherche des éléments auprès de la Croix Rouge, suite à une de mes demandes, permet d’apprendre que les listes numérisées ne sont pas exhaustives. Il peut y avoir des oublis, c’était le cas de Maurice (cf cet article).

Il va me falloir essayer de récupérer le dossier militaire de Maurice.

Maurice fréquente donc plusieurs camps de prisonniers en 6 mois :

  • Cassel-Niederzwehren
    Premier camp d’internement effectué, à compter du 26 juin 1918, il y aurait beaucoup à dire sur la vie des prisonniers à Nierderzwehren (mauvais traitements, épidémies,…).
    Situation Géographique : Est de Dortmund / Sud de Hanovre.
  • Friedrichsfeld
    Situation Géographique : proximité de Duisbourg & Cologne
  • Bad Langensalza
    à 75 km à l’est-sud-est de Cassel.
  • Merseburg
    Situation Géographique : Est de Leipzig à près de 1000 km du domicile de Maurice

Le site Chtimiste.com à visiter impérativement

A partir du moment où j’ai trouvé trace de combattants de la Grande Guerre dans mes ancêtres, j’ai voulu retrouver des portraits, des témoignages, des photos des champs de batailles, des camps de prisonniers. Je suis très vite arrivé sur le site de ‘Le Chtimiste’. Une immense base de données (photos, récits, témoignages, …) simple d’utilisation qui nous permet de revivre ce qu’il s’est passé il y a un peu plus d’un siècle.

Les deux images de la seconde ligne sont gracieusement mises à disposition par le Musée Culturel de Merseburg suite à ma demande. Qu’ils en soient remerciés. (mise à jour du 09/12/2023)


La libération de Maurice intervient le 8 décembre 1918, un mois après l’armistice et se rend au D.G.J. de la Xème région militaire 6 jours plus tard.

Il reste pour moi encore des zones d’ombre dans le parcours du combattant de Maurice Lerévérend, mais je ne désespère pas de trouver de plus amples informations.


L’après Guerre – Maurice Lerévérend rentre à Vindefontaine

Démobilisé le 4 avril 1919, Maurice se retire au village de la Maresquerie à Vindefontaine.

Le 13 mai 1919, Maurice Eugène LEREVEREND épouse Marie Augustine Clémence MASSON à Vindefontaine en présence du père de la mariée.

Ils se connaissent depuis au moins 4 ans, puisqu’ils ont échangé une correspondance pendant la guerre.

Ils vivent ensemble à la Maresquerie.

Conflit de voisinage

En 1926, quelques petits soucis de voisinage font apparaitre Maurice LEREVEREND dans la presse.

Malheureusement pas de recensements disponibles dans la Manche, ce qui aurait été bien utile pour confirmer que Maurice & Mélina LUCE étaient bien voisins. Tous ces documents ont disparu lors du bombardement de Saint Lô en Juin 1944. Bombardements qui ont réduit la ville et les Archives Départementales en cendres.

Le 8 octobre 1920 nait son fils Maurice Jean Baptiste Alphonse, mon grand-père maternel.

Maurice Eugène LEREVEREND décède en son domicile de la Maresquerie (Vindefontaine), le 21 juillet 1933.

Réflexion

Le parcours militaire de Maurice m’a fait découvrir son statut de prisonnier de guerre, et je n’en savais rien. Retracer ce parcours a été complexe.
Il y a toujours des informations que l’on doit déconstruire quand on fait de la généalogie. Les fameuses légendes qui traversent les âges, mais là c’est un cas de figure opposé. Il faut construire un parcours. J’ai été très surpris de cette découverte. Jamais je n’avais entendu parler d’un Arrière Grand Père ayant fait la Grande Guerre et encore moins Prisonnier.

Cette étape de sa vie n’a pas été gardée dans la mémoire familiale ou bien elle n’a jamais été abordée.
Les différentes personnes survivantes interrogées n’avaient pas connaissance de ce statut de prisonnier.

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Speed Run & Généalogie

Une petite définition dans un premier temps : le terme de Speed Run s’applique généralement aux générations de gamers (les joueurs frénétiques, pas ceux qui prennent leur temps). Le but étant de finir le plus vite possible le jeu sur lequel on est, ou atteindre le plus rapidement possible une certaine étape.

Aujourd’hui je vois plein de personnes qui débutent leur généalogie et qui n’ont pour but que de trouver une personne célèbre dans leurs ascendants. Ou alors remonter rapidement le plus haut possible…

Pour celles et ceux qui veulent remonter aux Pharaons, il existe une ascendance probable de Charlemagne vers Sethi, pharaon d’Egypte. Il vous faudra juste remonter à Charlemagne et trouver ladite généalogie proposée par Christian Settipani.

Image de Bip Bip, le speed runner par excellence

Lorsque vous expliquez que vous faites de la généalogie, la question la plus fréquemment posée n’est elle pas : “Jusqu’où es tu remonté dans ton arbre ?”
Alors que plus de 9 français sur 10 sont intéressés par la généalogie, je trouve que cette question résume parfaitement mon sentiment : il faut se raccrocher aux branches les plus hautes.

Je suis tombé dedans (et c’est pas de la potion magique)

Lorsque j’ai commencé mes recherches, des personnes généreuses m’ont fourni sur un plateau un maximum d’informations. Ce qui m’a permis de remonter ma généalogie aux Ducs de Normandie et, par conséquence, aux Vikings.

Bien sur les premières générations sont justes, j’ai pris le temps de les vérifier un maximum, mais quid au delà?
C’est génial d’avoir ces éléments, mais avec le recul je trouve que l’on passe à côté de nombreuses choses.

Remonter rapidement les ancêtres, sans prendre le temps de les connaitre : aujourd’hui, et j’en parlais encore il y a peu avec mon père, je pense que faire sa généalogie de la sorte est l’une des pires erreurs à faire.

Le speed run : trop vite, trop loin, trop tôt

Débuter sa généalogie en se servant des sites internet (Filae, Geneanet et consorts) offre la facilité de collecter quantité d’informations facilement. Ces informations que l’on note, que l’on agrège et que l’on ne vérifie pas toujours forcément.

Et puis on trouve une autre source, et en quelques jours on s’est fait une généalogie rapidement, nous raccrochant généralement à une ou plusieurs personnes célèbres. Et dès que l’on ne peut plus avancer, on considère que l’on a fini, que ce n’est pas possible de trouver autre chose de plus.

Mais qu’avons nous gagné ainsi? Une liste de données concernant les ancêtres, pas toujours les bons, sans que l’on sache quoi que ce soit de plus sur leur environnement ou leurs familles.

Quel intérêt à faire ce speed run?

A quoi cela peut il servir sinon répondre au besoin de notre société actuelle où il faut tout obtenir au plus vite?

On parle ainsi d’ancêtres que nous ne pouvons remettre dans leur environnement. Il est d’ailleurs difficile de les suivre à la trace dans certains cas et encore plus compliqué de comprendre leurs choix.

La précision est essentielle pour éviter les erreurs et les conclusions incorrectes. Vérifier minutieusement chaque information concernant chacun de ses ancêtres est la base.

Documenter au maximum les parcours nécessite de noter toutes informations de toutes sources, et celles ci sont nombreuses (les registres paroissiaux, les recensements, les actes de naissance, de mariage et de décès, les testaments, etc.) afin d’établir les preuves pour chaque lien générationnel.

Prendre le temps de rassembler ces documents est crucial

L’élargissement de l’arbre nécessite de ne pas se précipiter pour remonter les générations, car cela pourrait conduire à négliger des branches importantes. La recherche approfondie permet de découvrir des ancêtres intéressants et des histoires familiales riches.

En outre, la compréhension de l’histoire de nos ancêtres est facilitée en prenant le temps d’étudier leur vie, ce qui peut rendre la recherche plus gratifiante et enrichissante.

Quand je vois que certains arrêtent car ils bloquent sur un passage, soit par manque d’information, soit par manque de connaissances. Quelle erreur !

La patience est un atout indispensable, car la recherche généalogique est un processus qui peut prendre du temps, avec des périodes d’impasse ou de difficultés à trouver des documents.

Aujourd’hui : des regrets, mais surtout l’envie d’aller plus loin

Mon plus grand regret est de n’avoir commencé les recherches comme je les fait aujourd’hui : méticuleusement, en reconstituant les familles, les parcours.

Mais aussi en interrogeant les anciens, ceux qui sont malheureusement aujourd’hui disparus. Ces grand-parents issus de familles plus ou moins nombreuses qui avaient la mémoire familiale. Ces cousins éloignés qui avaient peut être des informations sur certaines branches aujourd’hui lacunaires.

Et puis enfin l’exploitation de listes ou documents dont je n’avais pas connaissance aujourd’hui. J’aurais tellement souhaité évoquer avec mon oncle le parcours de son grand père, ou avec ma grand mère le parcours de son oncle pendant la Grande Guerre.

Fini le speed run pour moi, et ce depuis maintenant quelques années. Mais vivement la retraite alors pour pouvoir tout chercher, trier, exploiter, annoter, retranscrire….


Franck

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Un trublion FEREY

Il est assez fréquent de faire de la recherche dans les registres de l’état civil afin de trouver des compléments d’informations. C’est ce que j’ai fait pour bon nombre de mes familles FEREY que ce soit à Picauville ou à Montebourg.

Cela a d’ailleurs consisté en plusieurs week-ends récents de recherches pour arriver à reconstituer des familles.

Image générée par Intelligence Artificielle représentant une feuille de papier cachée derrière des feuilles d'arbres dessinées sur du papier

Passer de page en page est très fastidieux pour plein de raisons, mais parfois nécessaire pour comprendre l’environnement des familles, et la vie de leurs membres. Nous ne sommes pas là pour finir notre généalogie en quelques semaines.

Aussi quand vous cherchez une naissance pour un couple, il est assez fréquent de passer jusqu’à la fin du registre, en se disant : “Une naissance cette année c’est suffisant, il reste quelques mois, il n’y aura pas forcément d’autres informations”.

Cet article vous prouvera que ce n’est pas ce qu’il faut faire.

Recherche dans les registres de Picauville des enfants FEREY

Je cherchais donc des informations sur mes FEREY (ou FERRET ou FERET ….) sur la commune de Picauville dans la Manche. Ce qui représente quelques heures de travail dans des registres du début XVIIIème siècle. En effet Picauville semble être l’un des berceaux FEREY de la Manche.

Et je trouve la naissance de Sosa 288 : FEREY Jean Baptiste.

Je capture l’acte, le sauvegarde et passe la fin du registre. Puis je prends les années suivantes pour chercher les autres composants de la fratrie.

Celle-ci se constitue progressivement, puis après 10 ans sans trouver de naissance, j’abandonne la recherche des composantes de cette fratrie et me concentre sur les décès des parents, situé quelques années plus tard.

Mais qui est il?

J’ai enfin le décès de Sosa 576 : FEREY Jean. L’âge correspond à peu près. Je commence à lire l’acte pour me rendre compte que l’inhumation de Jean se déroule en présence, entre autres, de Bernardin FEREY son fils.

Son fils? Soit ce n’est pas le bon Jean FEREY, soit c’est impossible ! Le soucis c’est que je ne trouve pas d’autre Jean dans les registres. Par ailleurs, j’ai toute la fratrie sous les yeux et il n’y a pas de trace de Bernardin.

Il est tard, mais hors de question de laisser tomber cet imbroglio. Alors, après vérification des informations que j’ai, je reprend ma recherche dans les registres depuis le mariage en 1727 et j’épluche les années…

Et cette fois ci je ne saute aucune page !

On recherche un Ferey à Picauville, et on en trouve 2 !

Pour arriver à 1734, l’année de naissance de Sosa 288, je retrouve celle-ci, page 54, je vois qu’il est marqué “Transposition” de manière marginale.

Acte Baptême FEREY Jean _ Février 1734
Acte de Baptême de Jean FEREY, fs de Jean et de Catherine CASTEL, le 19 février 1734.

Puis je continue jusqu’à la dernière page et trouve la naissance d’un Bernardin FEREY, fils des sosas 288 et 289.

Acte Baptême FEREY Bernardin _ Février 1734
Acte de Baptême de Bernardin FEREY, fs de Jean et de Catherine CASTEL, le 19 février 1734.

J’ai donc dans le même registre, à 6 pages d’écart la naissance de 2 frères nés à la même date, nommés par deux personnes différentes.

Le premier l’est par Jean et Marguerite LE CAUVE, frère et sœur. Le second par Jean François LEVAVASSEUR.

Mais à quoi correspond le terme ‘transposition’ sur un registre

C’est la question que je me suis posée.

La définition est :

Fait qu’une chose soit placée avant ou après la position qu’elle devrait normalement occuper dans une série.

Site : Lalanguefrancaise.com

La naissance de Jean a été replacée entre le 11 et le 12 aout 1733 dans le registre.

Pourrait il s’agir d’une naissance à cette date et la date indiquée, soit le 7 février 1734 est la date à laquelle la transposition a été effectuée?

Mais si on a une naissance de Jean en août 1733, il semble difficile que Bernardin puisse naitre le 19 février, soit 6 mois plus tard. C’est possible, mais difficilement envisageable pour l’époque.

J’ai passé un peu de temps pour comprendre cette situation. J’avoue coincer et ne pas être allé plus avant.
Avez vous une idée ou explication?

SI c’est le cas, n’hésitez pas à laisser un commentaire suite à l’article.

Pour conclure

En plus de trouver un nouvel enfant à ce couple de Sosas FEREY, j’ai gagné une morale pour mes recherches. Interdiction de sauter une page de registre lorsque l’on fait de la généalogie 😊.